
L’association Qualité de Vie et Urbanisme à Vert-le-Petit a été constituée le 22
octobre 2001 en réaction aux projets qui ont été portés à la connaissance de la
population vertoise lors de deux enquêtes publiques ouvertes en octobre 2001 concernant :
la révision du plan d’occupation des sols (POS) de la commune,
les plans d’alignement de certaines rues anciennes du village.
Un grave déficit d’information est apparu en cette occasion, bien que la
municipalité ait formellement respecté toutes les obligations légales
applicables à la publicité qui doit être donnée à de tels projets. Il s’est
avéré que beaucoup de citoyens de la commune ignoraient le droit d’expression
qui leur est réservé dans le cadre des enquêtes publiques, tout comme ils
ignoraient la teneur exacte des projets soumis à leur avis. Bien sûr, chacun
avait un jour ou l’autre entendu parler de plan d’occupation des sols et savait
qu’il s’agit d’un texte ayant à voir avec l’attribution des permis de
construire. Mais presque tout le monde ignorait combien un tel document est
déterminant pour l’avenir de la commune et, a fortiori, que chaque citoyen
dispose d’un droit d’expression pour donner son avis sur les choix qui y sont
inscrits.
Quant aux plans d’alignement, le mystère est encore plus grand. Certes chacun
connaît l’expression "frappé
d’alignement", que l’on utilise pour dire qu’un immeuble déborde quelque
peu sur la rue. Mais hormis les juristes spécialistes du domaine, nul ne peut
dire clairement ce qu’est un plan d’alignement et surtout ce qu’il implique
dans l’immédiat et à terme pour les propriétés qu’il affecte.
Toute personne qui vient d’acquérir une propriété a entendu parler par le notaire de
certificat d’urbanisme, de certificat d’alignement ou de droit communal de
préemption. Mais chacun ignore
l’incidence de ces notions juridiques sur son droit de propriété qu’il est
souvent enclin à considérer comme absolu.
Voilà une situation paradoxale à l’ère de la communication. Elle s’explique
certainement par le phénomène de saturation produit par la surinformation que
nous recevons à longueur de temps, au point que l’inutile finit par masquer
l’essentiel.
Il nous a donc paru opportun et pertinent de rétablir une forme de communication à
l’échelle humaine, fondée sur le dialogue, l’écoute, l’échange de vues, la
recherche du sûr et du vrai.
C’est pourquoi nous avons créé cette association, dont le
but premier est la préservation de la qualité de la vie que les habitants de
notre commune appellent de leurs vœux, en jetant les bases d’un dialogue que
nous voulons constructif avec nos élus.